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Mélina

Seymour

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Sur les traces de mes ancêtres...

February 22, 2018

Le jeudi 22 février, la ville de Ouidah a accueilli l'une de ses petites filles née en Guadeloupe et venue du Canada.

Dans le cadre de cette tournée en Afrique de l'Ouest en tant que présidente du Réseau International des Jeunes Leaders Francophones (RIJLF), il était indispensable pour la guadeloupéenne que je suis de me rendre dans cette ville remplie d'histoires de mes ancêtres. 

Ouidah, connue pour le rôle principal qu'elle a joué dans la traite des esclaves au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, où presque un million de personnes ont été embarquées et transportées à travers l'Atlantique sur des navires depuis ses plages, m'a profondément émue.

 

J'ai effectué les 6 étapes de la Route des Esclaves de Ouidah.

 

1. PLACE CHACHA

La sélection des esclaves se faisait à la Place Chacha qui tient son nom de Félix Francisco de Souza dit « Chacha » un grand négociant de Ouidah d’origine portugo-brésilienne qui permit au Roi Guézo de se libérer de prison et de reprendre le trône à son frère Adandozan qui l’emprisonna et vendit sa mère en signe de protestation à l’esclavage. 

 

2. L'ARBRE DE L'OUBLI

Les esclaves étaient enchaînés et envoyés vers l’arbre de l’oubli; un arbre planté au 17ème siècle par le Roi avec la complicité des Portugais. Les hommes devaient faire 9 fois le tour de cet arbre et les femmes devaient en faire. L’objectif était de leur faire oublier leur origine, leur tradition, leur culture, leur identité afin qu’ils ne réagissent plus comme des êtres humains mais comme des animaux.

Les hommes faisaient 9 tours et les femmes 7 car à l’époque les peuples pensaient que les hommes avaient 9 paires de côtes et les femmes 7 paires. Aujourd’hui la science a permis de montrer que nous avons, hommes comme femmes, 12 paires de côtes.

 

 

3. LE DERNIER VILLAGE
Le dernier village de Zoungbodji est celui que les esclaves franchissaient avant d’être embarqués.

 

 

4. LE CIMETIERE
La case dans laquelle les esclaves étaient entassés avant de partir se trouvait dans le village de Zoungbodji tout comme le cimetière qui était une fosse commune de 10 mètres de profondeur et 6 mètres de largeur.

 

 

5. L'ARBRE DE RETOUR
L’arbre de retour avait pour vocation de permettre le retour spirituel de l’âme des esclaves s’ils mouraient pendant le trajet où sur place afin de leur permettre de se retrouver sur la terre de leurs ancêtres et ainsi avoir le repos éternel.

 

6. LA PORTE DE NON RETOUR
La porte de non retour est le passage d’où l’on ne pouvait plus revenir. Les esclaves après avoir passé la route des esclaves, ce sentier où l’on trouve aujourd’hui de nombreuses statues portant des messages et  rappels à la culture béninoise et aux règnes des différents rois, étaient épuisés. Nul n’avait la capacité physique de revenir sur ses pas.

 

 

Ce monument retrace ainsi les moments forts de la Route des Esclaves puisque les 6 étapes sont ici représentées sur les façades.

C’est ainsi qu’un monument a été élevé pour symboliser ce départ pour une terre inconnue et un avenir incertain.
Apparemment, Ouidah est la deuxième porte de départ des esclaves derrière celle de Pointe-Noire (Congo) et devant celles de Gorée (Sénégal), Cape Coast (Ghana) et Zanzibar (Ile de Zanzibar).

 

Crédits photos : RIJLF Bénin

Merci au site originvl.com pour les informations concises sur les étapes. 

 

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